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Stephane Ostrowski attractif

Malgré une conjoncture économique compliquée, le Limoges CSP a récemment signé des contrats pluriannuels pour des partenariats maillots. Nouvelles
preuves qu’en temps de crise, l’image du CSP semble être un bon vecteur de communication. Le directeur marketing, Stéphane Ostrowski, s’explique sur l’attractivité de son club.
■ Après l’arrivée de partenaires l’an dernier, vous en avez encore séduit de nouveaux cette année malgré le contexte économique difficile.
Comment l’expliquez vous ? Ces signatures de partenaires qui reviennent ou accentuent leur participation récompensent nos relations tissées au fil des années. Ils augmentent leur niveau de confiance car ils sont satisfaits de la valorisation de leur image; mais aussi de la gestion saine et r igoureuse du club.
■ Vos récents partenariats maillots ont été signés sur plusieurs années. Le secteur marketing du CSP ne semble
pas impacté par la crise…
On la ressent, nous aussi. Après un très bon résultat l’an dernier, on aura cette année une baisse du chiffre d’affaires de l’ordre de 5 à 8 %. Certaines entreprises
ont réduit leur engagement, d’autres reviendront lors que ça ira mieux. Toutefois, on est beaucoup moins impacté que certains clubs qui sont sur du 15, 20%.
C’est en grande partie grâce à un solide socle de 200 partenaires fidèles qu’il faut remercier. Ils contribuent, chacun à leur échelle, à la réussite du Limoges CSP.
« Une salle pleine, ça intéresse »
■ Est-ce incontournable pour une entreprise régionale d’associer son image au Limoges CSP ? On tente d’offrir la meilleure exposition possible sur une relation gagnant gagnant.
On est l’un des meilleurs vecteurs de communication de la région grâce à une attractivité grand public importante.
On était l’an dernier la première affluence de France. Une salle pleine, ça intéresse les entreprises.
Aussi, on est un acteur important du territoire et on propose un projet club à court et moyen terme intéressant, à savoir se stabiliser en ProA et retrouver
un jour l’Europe.
■ Justement, est-ce que le tissu économique local peut vous permettre d’augmenter votre budget et d’exister en Coupe d’Europe ? Ça dépend.
Les droits TV étant dérisoires, il faudrait que l’engagement des entreprises locales soit plus important ou que certaines qui pèsent dans l’économie régionale nous rejoignent. Sinon, on stagnera.
■ Qu’en est-il des entreprises nationales voire internationales? On a toujours espoir que certaines nous rejoignent mais tant que l’exposition télévisuelle ne
sera pas plus importante, on aura du mal à aller les chercher.
■ Le titre de champion d’Europe de l’équipe de France a suscité un engouement important.
Pouvez-vous capitaliser là-dessus ? Avec 7 millions de téléspectateurs, le basket a prouvé qu’il pouvait intéresser du monde. Il a des atouts très importants
: c’est un sport sain, qui se joue dans une salle, avec des joueurs accessibles et qui attire un public familial. Parker et Diaw sont de formidables locomotives
avec de vraies valeurs.
Même si on n’a pas eu de retour immédiat, je pense que ça peut provoquer des effets positifs.