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B Henry pose des bases solides

Sportivement, êtes-vous satisfait de la saison du club ?

« Plus que jamais ! Je n’ai pas oublié que l’an dernier, Alex (Scheubel) avait monté une équipe à la dernière minute. On ne savait pas où on allait et on s’est retrouvé à jouer la montée en N1 lors de la dernière journée contre Tremblay. Je suis content pour l’équipe première masculine mais aussi pour les filles qui montent en N1. Sportivement, le club a vécu une année bien remplie. L’équipe 2 masculine est montée en Prénationale et l’équipe 2 féminine en Excellence régionale. On est dans une bonne dynamique. »

Vous avez eu plus de temps pour préparer la prochaine saison et avez donc cherché à combler certains manques…

« La saison passée, avoir monté une équipe à la dernière minute a aussi été un avantage. Personne ne nous attendait et cela nous a permis d’avoir une certaine marge de manœuvre au début. Il y a eu un effet de surprise mais on s’est aussi vite rendu compte, lors de la deuxième partie de saison, que les gens nous attendaient beaucoup plus. On ne peut pas construire un club et un projet sportif sur un effet de surprise. On a travaillé dans ce sens pour la prochaine saison. »

Votre venue à Epinal avait un double intérêt : poursuivre votre carrière et mettre en application ce que vous avez appris à Limoges…

« A Nancy, j’avais commencé à mettre le nez dedans et ce que j’ai vécu à Créteil m’avait incité à me tourner vers ce genre de poste et de formation. Epinal m’a permis d’être encore plus proche du terrain et structurer concrètement les choses. Je suis plutôt satisfait du résultat. On est sur la bonne voie. Je dis « on » car je ne suis pas seul. Régis (Antoine, le président) , Marie-Christine (Marchal) et d’autres abattent un énorme boulot. On a repositionné le club vis-à-vis des interlocuteurs institutionnels ou privés, on a redéfini un projet sportif, une politique marketing et de communication… On a posé des bases solides et il faut les faire fructifier avec des résultats sportifs. Les filles le font et j’espère que ce sera le cas des garçons la saison prochaine. »

Avez-vous des axes de travail prioritaires pour l‘avenir ?

« On va densifier ce qu’on a mis en place et qui l’a un peu été dans l’urgence. On n’a pas fait les choses aussi bien que j’aurais aimé même si ça reste concluant. En termes de communication, on va s’efforcer d’être plus présents et de mettre plus en avant l’image du club, de la Ville et du Département. On va encore plus « chouchouter » nos partenaires car avec la morosité économique, ils sont très importants dans notre projet. »

Lors d’une précédente interview, vous aviez déclaré qu’on ne « vend » pas une équipe féminine de la même manière qu’une équipe masculine. La saison passée, on a eu le sentiment que les efforts de communication étaient portés vers les garçons…

« C’était peut-être un ressenti mais pas du tout un axe défini que de privilégier les garçons. La base de notre changement de logo et de ce qu’on met en place, c’est Epinal Handball. Quand on discute avec nos partenaires, institutionnels ou privés, on parle du projet du club et à aucun moment, on ne met plus en avant le projet masculin ou le projet féminin. Mais il y a aussi une réalité que les gens vont devoir comprendre : quand on positionne le club et qu’on parle d’un projet global, certains ont plus d’attentes par rapport aux filles et d’autres par rapport aux garçons. Les deux filières ont forcément un manque à gagner dans ce secteur-là. Je ne dis pas que, demain, il va falloir tout changer et scinder les deux filières mais il faut une structuration qui permette à la filière féminine d’être vendue comme elle doit l’être. C’est du sport féminin avec d’autres valeurs et d’autres qualités que les garçons. On doit le redéfinir de plus en plus et on ne pouvait pas le faire en un an. On ne veut mettre personne de côté. Ce n’est pas la politique du club actuellement. On est ravis de ce qui se passe chez les filles et on espère que ce qui va être mis en place leur permettra de durer en Nationale 1. »

Atteindre la ProD2 à moyen terme comme le suggérait récemment votre recrue Eden Passe-Coutrin est-il réaliste ou complètement utopique ?

« Eden est un garçon motivé et revanchard. Il veut se former pour préparer l’après-handball mais sportivement, il a envie d’être responsabilisé et d’être un moteur pour le groupe. C’est ce qui explique son discours très ambitieux. Maintenant, ce que j’ai vu de la Ville d’Epinal cette année, sa réalité économique et l’accompagnement sans faille qu’elle met pour que notre projet avance et l’afflux de partenaires privés me fait penser que ce projet pourrait être envisageable. Mais il y a énormément de chemin à faire dans la structuration et la professionnalisation du club. Il y a d’autres villes qui sont arrivées en ProD2 et n’ont pas la capacité économique qu’il y a ici. Il y a par exemple Semur-en-Auxois (Côte-d’Or) même si le club vient de redescendre en N1. Sportivement, il y a sans doute eu des erreurs faites mais financièrement, ils avaient les capacités d’être en ProD2. Ce n’est pas une utopie de dire : pourquoi pas Epinal. C’est un projet qui peut être mené sur plusieurs années mais il y aura forcément des échecs dont il faudra tirer les enseignements. La réalité économique de la Ville et son dynamisme empêchent de dire : ce n’est pas possible. »

Serez-vous toujours joueur lors de la saison 2013-2014 ?

« Je suis en train de faire un scanner complet de mes genoux. Laissez-moi avoir les résultats des médecins et je vous dirai ça rapidement ! »

Depuis le temps qu’il porte le maillot spinalien, on a du mal à l’imaginer ailleurs mais pourtant, Rachid Dahmane a tardé à donner son accord à ses dirigeants pour poursuivre l’aventure. A bientôt 36 ans – il les aura en fin d’année –, le n°9 spinalien a finalement donné son accord pour une saison supplémentaire en fin de semaine dernière. Par ailleurs, le cas de Badr Boushabi n’est toujours pas réglé. Le gardien, qui vit à Thionville et travaille à Luxembourg, attend la réponse de ses dirigeants. S’il avait été autorisé à ne s’entraîner qu’une fois avec l’équipe la saison passée en raison de sa situation particulière, le staff technique lui a demandé de participer à deux séances pour la saison 2013-2014. Loin d’être simple car les horaires des entraînements ont été avancés à 18 h 30. Verdict sans doute en fin de semaine pour le portier.